• Posté par : Webmaster - 22/02/2010 - 11:22
    Tags : Santé -

    Dans les bidonvilles du Caire, où sœur Emmanuelle a vécu 22 ans, Asmae continue sa mission. C’est dans la banlieue informelle d’El Marg, à 15 km au Nord-Est du centre du Caire, que Julie Polisset, une jeune infirmière de Poitiers, a travaillé pendant 2 ans. Elle a accompagné une association locale à renforcer son autonomie et améliorer la qualité des services qu’elle fournit à la population. Plus d’1,5 million de personnes vivent dans le quartier pauvre d’El Marg, où les principaux problèmes rencontrés par les habitants sont le manque d’infrastructures scolaires et sanitaires, les difficultés d’accès à l’eau potable et d’évacuation des eaux usées et la surpopulation.

    L’objectif général de la mission de Julie Polisset était de consolider le projet de santé maternelle et infantile de l’Association Egyptienne de Développement Global (AEDG), partenaire d’Asmae depuis 10 ans. Le dispensaire mis en place par l’AEDG avec le soutien d’Asmae, joue un rôle central à El Marg. Il accueille la communauté du quartier et offre un suivi médical pour plus de 500 femmes enceintes et 3000 enfants. L’AEDG organise par ailleurs des séances de sensibilisation des femmes en matière de santé et de nutrition.

    Quel était votre travail sur le terrain ?
    « Asmae et l’AEDG ont rapidement constaté qu’il était nécessaire de renforcer les compétences professionnelles des agents de santé du dispensaire et des visiteuses médicales qui travaillent dans les quartiers environnants et qui souvent n’ont pas reçu de formation. Ma mission était donc de former les cinq agents de santé du dispensaire à animer des sessions de conscientisation auprès des femmes de la communauté. D’autre part, j’ai aidé la directrice du programme à mettre en place un meilleur suivi du projet et des outils de mesure de l’impact des différentes activités. »

    Quels sont les résultats de votre mission aujourd’hui ?
    « Les agents de santé vont à leur tour former sept visiteuses médicales, qui travaillent pour sept petites associations communautaires. Ainsi, j’ai pu transmettre des savoirs adaptés à une douzaine de personnes sur le terrain. Aujourd’hui, elles ont changé leur façon de voir et de travailler. »

    Qu’est-ce que cette mission vous a apporté ?
    « Pendant presque deux ans, j’ai suivi ces femmes dans leurs activités de tous les jours. J’ai découvert d’autres façons de soigner, d’autres façons de voir la vie. Cette rencontre fut très enrichissante. Elles vivent dans ces quartiers insalubres, au sein d’une communauté traditionnelle, elles sont souvent illettrées mais elles se mobilisent pour changer les choses. Elles veulent quelque chose de bon pour leurs enfants, et discutent entre elles pour agir. C’est vraiment magique. »

    Propos recueillis par Eléonore Bonne

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