- Date d’implantation : 1995
- Ouverture du poste de coordination à Ouagadougou : 2000 (coordinatrice actuelle : Rachel Johnston)
- 10 associations locales partenaires
- Environ 6 chantiers chaque année
- 4 professionnels en mission en 2009
- Zones d’intervention urbaines : villes de Ouagadougou, Ouahigouya et Bobo Dioulasso
- Zone d’intervention rurale : province du Koulpélogo
- Education : Eveil et préscolaire, périscolaire, scolaire (accès à une scolarité de qualité), éducation spécialisée (Handicap mental et visuel), insertion professionnelle
- Santé primaire : sensibilisation et prévention (hygiène, paludisme, MST)
- Psychosocial : accompagnement psychologique des enfants en situation de rue
Le Burkina Faso est un des pays les plus pauvres au monde, mais sa population est extrêmement jeune : 46,7% de la population entre 0 et 14 ans (source : The World Fact Book). Ainsi, énormément d’enfants se trouvent dans des situations de pauvreté et de précarité très avancées. Le taux de mortalité des moins de 5 ans y est très important (10ème mondial selon le classement de l’Unicef de 2005).
D’une manière générale, le secteur de la santé est en très mauvais état. Notre action consiste principalement à développer des services de soins primaires, le soutien à une bonne alimentation et une bonne hygiène pour les enfants, afin de réduire le nombre de maladies. Dans le domaine du handicap, les quelques structures existantes ont besoin de renfort.
L’accès à l’éducation pose aussi problème : les ménages les plus pauvres scolarisent 3 fois moins leurs enfants (18,7%) que les ménages les plus riches (60,03%)
Notre intervention se concentre majoritairement en zone urbaine, où les populations les plus pauvres se trouvent marginalisées dans les quartiers périphériques insalubres.
De nombreux enfants grandissent dans des zones non loties, ne reçoivent pas d’éducation ni de soutien d’aucune sorte. Beaucoup finissent par se retrouver en situation de rue.
En tant que partenaires, nous appuyons financièrement les structures qui s’occupent de ces enfants, et les aidons à développer les compétences qui font défaut, notamment dans le domaine psychosocial.
Récemment, l’insertion professionnelle pour les jeunes adultes défavorisés s’est aussi imposée comme un axe de travail important considérant les taux importants de non accès à l’éducation pour certains et d’abandon scolaire pour d’autres.
NOS INTERVENTIONS:
N.B. Le descriptif de nos actions avec chaque partenaire n'est pas exhaustif. Par ailleurs, les projets de nos partenaires sur lesquels nous n'intervenons pas ne sont pas présentés.
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L’ASECD, avec qui nous collaborons depuis 2002, est située dans la zone non-lotie de Kouritenga, en périphérie de Ouagadougou. L’action de l’Asecd vise des objectifs préventifs et curatifs. Il s’agit d’éviter la mendicité des enfants et le phénomène des enfants en situation de rue, mais aussi d’offrir à ceux-ci une assistance matérielle et psychologique. Tout d’abord, l’Asecd gère une école maternelle pour les enfants en difficulté, qui offre en outre aux enfants des soins sanitaires (repas), médicaux, et l’accès à l’éducation. Au sein de cette structure, Asmae soutien le développement d’un volet préscolaire de qualité : deux missions professionnelles ont travaillé au sein de ce projet pour la formation des animateurs à la pédagogie et aux animations pour la petite enfance. |
Nous apportons aussi un soutien au volet santé (infirmerie) et alimentation (cantine) des enfants en préscolaire et en primaire. Aussi, nous sommes associés depuis 2005 à la création d’un centre d’écoute pour les enfants en situation de rue avec accompagnement individualisé de ceux-ci. Une mission professionnelle forme actuellement les animateurs à l’accompagnement psychologique des enfants et travaille sur l'organisation interne des activités.
Le projet Enfants des rues de l’ASECD soutient aussi la formation professionnelle d’une vingtaine de jeunes, anciens enfants de la rue, qui sont placés dans des ateliers tels que la menuiserie, la couture, la mécanique, afin d’apprendre un métier et de devenir autonomes.
avec Enfance en péril / Kamzaka
Enfance en péril gère le foyer « kamzaka » (« la cour des enfants » en mooré) qui héberge aujourd’hui 24 enfants, anciens enfants des rues aujourd’hui stabilisés.
Certains enfants sont scolarisés dans écoles classiques, d’autres sont placés en ateliers professionnels et suivent des cours du soir (alphabétisation et mathématiques de base). L’association est en partenariat avec plusieurs associations locales, comme l’ASECD, travaillant en rue et qui leur réfèrent des enfants pour un hébergement à long terme.
Par des missions et du financement, nous aidons la structure à se professionnaliser et à s’agrandir, à développer une approche globale et plus individualisée pour l’accompagnement des enfants.
avec l’association Trait d’Union des Jeunes Burkinabè (ATUJB)
Asmae vient de débuter un nouveau partenariat avec l’association Trait d’Union qui dirige un nouveau foyer d’hébergement pour les enfants de la rue. La spécificité de ce centre d’hébergement est qu’il propose des ateliers de formation au sein même de la structure (couture, mécanique, maroquinerie, pyrogravure), ce qui permet aux jeunes accueillis de bénéficier immédiatement d’une formation professionnelle.
L’association bénéficie du soutien d’une mission professionnelle chargée de l’appuyer dans son organisation interne ainsi que dans l’amélioration de la prise en charge des enfants.
avec l’Association burkinabé Solidarité Femmes/Enfants (ABASFE)
L’Abasfe est elle aussi situé dans une zone non lotie de la périphérie de la capitale, où vivent des familles en grande difficulté.
Le centre géré par cette association propose une prise en charge globale des enfants qu’il accueille.
Ainsi, nous soutenons à la fois les volets accès à l’éducation (parrainage de 35 enfants), santé (mission pour la mise en place de l’infirmerie et financement du salaire de l’infirmière) et alimentation (mise en place d’une mini-cantine pour les enfants les plus démunis). Nous favorisons aussi le développement d’activités dans le centre, et organisons des chantiers d’animation avec ce partenaire.
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Idébak œuvre dans une des régions les moins développées du Burkina Faso : le Koulpélogo est une région rurale difficile d’accès, et où les principaux services publics n’existent pas. Les taux d’analphabétisme y sont alarmants. |
Avec le soutien d’Asmae, Idébak a installé des équipements lumineux dans les salles de classes de 4 villages afin que les enfants puissent étudier, faire leurs devoirs et que les professeurs puissent préparer leurs cours une fois la nuit tombée. Notre partenariat a également permis de mettre en place des infirmeries scolaires dans les villages bénéficiant des points lumineux. Un projet de prévention sanitaire a aussi démarré avec la distribution de moustiquaires aux élèves des écoles.
Sur ces bases, nous accompagnons toujours Idébak dans le développement du projet (équipement en livres, etc.) et apportons à l’association un appui organisationnel (notamment mission de formation à l’informatique et la gestion)
Ces deux structures, situées respectivement à Bobo Dioulasso et Ouahigouya, ont toutes deux pour vocation première de venir en aide aux enfants démunis de leur zone, et gèrent chacune un centre d’accueil de jour qui offre une prise en charge globale des enfants.
Dispensaire Trottoir, qui est un de nos partenaires historiques, et l’Ased, ont toutes deux dernièrement sollicité notre aide pour le développement de programmes d’insertion professionnelle pour adolescents. Par le biais d’une mission professionnelle, nous avons formé des animateurs au suivi spécifique des adolescents et jeunes adultes, et travaillé à l’orientation professionnelle des jeunes.
Le partenariat entre Asmae et ICCV a débuté en 2007 et a rapidement pris de l’ampleur.
Nous avons soutenu la construction d’un centre communautaire favorisant la réussite scolaire des enfants du quartier populaire de Cissin. La bibliothèque leur permet de bénéficier de livres pour se familiariser à la lecture. Afin de soutenir son fonctionnement lors de ces débuts, nous prenons en charge le salaire du bibliothécaire.
Asmae a également soutenu l’aménagement intérieur (électricité, tableaux, blancs, livres) qui est désormais propice à l’épanouissement des enfants et représente un cadre favorable à l’étude et au soutien scolaire. Le centre est ouvert 7 jours sur 7 et jusqu’à tard dans la nuit (beaucoup d’élèves n’ont pas d’électricité chez eux). L’association organise également un grand nombre d’animations (ciné 6 mètres pour les enfants, jeux dans le quartier, théâtre, chantiers Asmae...)
Enfin, la présence d’une infirmerie communautaire, que nous avons soutenue financièrement et par la formation des deux agents de santé communautaire, permet un suivi régulier des enfants du quartier ainsi que de les soigner pour un prix modique.
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Créée en 1987 et située à Ouagadougou, l’école de l’ABPAM est la première structure scolaire spécialisée du Burkina Faso accueillant des enfants handicapés par une déficience visuelle partielle ou totale. Depuis 2006, notre partenariat a permis de transmettre aux monitrices, en charge de l'accompagnement des enfants en dehors des classes, des compétences en éducation spécialisée, formation qui n’existe pas au Burkina Faso. Nous travaillons conjointement sur l’amélioration du suivi global de l’enfant. |
De plus, une mission professionnelle d’appui à la structuration a travaillé lors du premier semestre 2008 de manière participative pour réaliser un diagnostic, travailler sur des propositions d’évolution de l'organisation interne de l'école, préparer son évolution et l'accroissement de ses activités dans les années à venir.
Enfin, une mission d’enseignement spécialisé est aujourd’hui chargée de renforcer les capacités des professeurs de l’école spécialisée, qui sont autodidactes, puisque aucune formation spécifique n’existe au Burkina Faso concernant l’enseignement aux enfants aveugles et malvoyants.
avec l’association pour l’éducation et l’appui conseil (AEFAC)
En 2008, Asmae vient de débuter un nouveau partenariat avec l’AEFAC qui a ouvert un petit centre d’accueil de jour, organisant des activités d’animation ainsi qu’un soutien alimentaire, pour les enfants et jeunes handicapés déficients mentaux. En effet, à Ouahigouya, il n’existe pas de structure adaptée à la prise en charge de ces enfants qui sont pleinement victimes de préjugés et de discriminations.
Un chantier d’animation Asmae a été organisé afin de soutenir l’association dans ces animations et participer à une meilleure reconnaissance de l’association dans la ville.
L’objectif de l’association étant d’ouvrir une « maternelle intégratrice » ouverte à des enfants handicapés et non handicapés.
Crédit photo : Véronique Laville