• Asmae en Egypte

    - Installation de Sœur Emmanuelle dans les bidonvilles du Caire : 1971 (jusqu’en 1983)
    - Ouverture d’un poste de coordination en 1998 (coordinatrice actuelle : Pauline Ducos)
    - 6 professionnels en mission en 2008
    - 9 associations locales partenaires
    - Environ 6 chantiers de solidarité chaque année

    • Axes d’intervention prioritaires :

    - Education : préscolaire, éducation informelle, activités
    - Santé : Santé primaire (enfants en situation de rue enfants des quartiers informels) ; Handicap (développement de la psychomotricité)
    - Psychosocial : accompagnement psychologique (enfants en situation de rue, enfants victimes de violence)

    2003-Miren-Bengoa.jpg

    En Egypte, les moins de 14 ans représentent 32% de la population.
    La situation sanitaire des enfants en Egypte a connu une nette amélioration dans les dix dernières années mais beaucoup souffrent encore de malnutrition chronique et d’anémie. En outre on compte prés de 675 000 enfants de moins de 15 ans touchés par un handicap avec des  besoins encore très mal couverts. Malgré les efforts des pouvoirs publics, la maltraitance et le travail précoce sont encore très répandus. La pauvreté touche également des milliers d’enfants qui vivent dans la rue, mais ce phénomène est devenu une cause nationale qui génère beaucoup de projets porteurs d’espoirs.

    Les structures préscolaires sont très faibles alors que plus de 90% des enfants de 6 à 14 ans sont inscrits à l’école. Les pouvoirs publics ont lancé un programme ambitieux d’amélioration de la qualité de l’enseignement cependant les classes restent le plus souvent surchargées et l’enseignement encore très largement basé sur la répétition. Cela contribue à abaisser la fréquentation des écoles qui, selon l’UNICEF, ne dépasse pas 73% pour les garçons et 68% pour les filles. Le taux d’accès à l’Université se situe au niveau de  35% d’après l’Unesco et l’enseignement professionnel encore peu développé ne peut assurer une bonne insertion dans le monde du travail.

    NOS INTERVENTIONS:
    N.B. Le descriptif de nos actions avec chaque partenaire n'est pas exhaustif. Par ailleurs, les projets de nos partenaires sur lesquels nous n'intervenons pas ne sont pas présentés.

    • Professionnaliser l’accueil préscolaire,
      avec l’Association égyptienne de développement global (AEDG)

      L’approche d’Asmae consiste à mettre l’accent sur la qualité de l’éducation à destination de la petite enfance. Ainsi nous apportons notre soutien à la professionnalisation de leur jardin d’enfants situé dans le quartier informel d’El Marg, à travers l’envoi de missions professionnelles qui transmettent leurs compétences. Ce projet a été dès le départ conçu en deux étapes : tout d’abord, en constituant un jardin d’enfants modèle, qui sert aujourd’hui à la dissémination des bonnes pratiques dans les autres jardins d’enfants de la zone.

     

    • Lutter contre la déscolarisation,
      avec l’école Mahaba, Caritas Mattareya et El Shebab.

      Dans le domaine de l’éducation formelle, Asmae accompagne l’appui financier aux familles démunies afin qu’elles puissent scolariser leurs enfants. Cet appui prend la forme de parrainages, avec la congrégation des Filles de Marie (école Mahaba) et, depuis 1998, avec Caritas Mattareya. Nous avons appuyé également l’initiative de notre partenaire El Shebab qui mène une enquête sur les causes de la déscolarisation dans le quartier informel de Ezbeth el Hagaana en lui apportant le support d’une mission spécialisée. Enfin nous avons proposé à nos partenaires de constituer un comité dans le domaine de l’éducation, qui a vu le jour en 2008.

     

    • Favoriser le développement intellectuel des enfants défavorisés,
      avec LEKAA, AEDG, Caritas Alexandrie, El Shehab et l’école Mahaba.
      Nous soutenons des programmes de soutien scolaire et d’éveil des enfants à la créativité, à l’expression individuelle et  à l’apprentissage par le jeu. Ceux-ci  sont dédiés aux enfants des quartiers pauvres et aux enfants en situation de rue. Les chantiers représentent, aussi, d’excellentes opportunités pour donner aux enfants de véritables temps de jeu et de libre expression. En 2007, nos partenaires El Bashayer, El Shehab, L’école Mahaba, et AEDG ont eu recours aux bénévoles d’Asmae pour animer et participer à leurs chantiers d’éveils.

     

    • Développer les services en santé primaire,
      avec LEKAA, AEDG et Caritas Alexandrie

      Grâce en partie à notre appui, AEDG assure la prise charge médicale de 3 185 enfants souffrant d’anémie, de malnutrition et de maladies chroniques par le biais d’un programme médical complet « analyses - traitement – suivi » et de 525 femmes enceintes afin de leur assurer un suivi régulier. Le projet de l’AEDG intègre également un volet « conscientisation » qui touche 3 185 femmes (mères des enfants), de 525 femmes enceintes et de 525 jeunes filles et femmes récemment mariées, afin qu’elles soient capables de transmettre les bonnes pratiques de santé et de nutrition à leur famille et au reste de la communauté. Lekaa a pu agir de même auprès de cent cinquante enfants de la communauté EL Khanka, et Caritas a mis au point un module spécifique correspondant aux besoins sanitaires des enfants en situation de rue. En outre, tous nos parrainages intègrent un suivi médical des enfants parrainés (Caritas Mattareya, Ecole Mahaba, Caritas Alexandrie).

     

    • Diffuser la pratique de la psychomotricité,
      avec l'association Support, Education, Training for Integration (SETI)

       

      Nous travaillons dans le domaine du handicap à travers un partenariat de longue date avec le SETI. Nous avons axé notre stratégie d’intervention sur le renforcement des compétences des équipes dans un domaine fondamental et pourtant totalement ignoré par ailleurs dans le pays : la psychomotricité.

      Ainsi, nous participons, depuis plusieurs années, à la création et au fonctionnement d’une unité de psychomotricité au sein du Centre SETI d’Alexandrie.

      Les 3 spécialistes qui la composent ont été formés par une mission professionnelle Asmae, puis accompagnés dans l’analyse de leur pratique par l’Institut de Psychomotricité (IPM) de l'université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban).
      Dans le prolongement de cette mission professionnelle, le SETI et Asmae ont engagé les démarches pour la reconnaissance officielle de ce travail par l'IPM, dans la mesure où aucun organisme officiel n’existe en Egypte dans ce domaine. En 2008, Asmae et le SETI ont initié une nouvelle phase de ce projet avec la création d’une nouvelle unité de psychomotricité au Caire. Une psychomotricienne française forme depuis septembre 2008 une équipe de 7 personnes.

     

    • Renforcer l’approche en accompagnement psychosocial,
      avec AEDG, LEKAA et  Caritas Mattareya

      Asmae contribue à la formation des équipes de ses partenaires à l’écoute et au soutien psychologique. Une formation a permis d’apporter des éléments nouveaux aux équipes en abordant les thèmes suivants : la question du Genre ; les violences contre les femmes et leurs conséquences ; le développement normal de l’enfant ; les violences contre les enfants et leurs conséquences ; des notions de base en psychologie et réactions au stress ; l’écoute de l’enfant ; l’écoute des femmes.

     


    Crédits photos : Miren Bengoa, Caritas, Miren Bengoa