Chiffres clés

1995

Date d'implantation dans le pays

7

partenaires

12

projets accompagnés

5025

bénéficiaires directs

141

enfants soutenus par 88 parrains

Contexte

Le Burkina Faso compte parmi les pays les plus pauvres de la planète (181/187 selon classification IDH 2014). Il est pauvre en ressources naturelles et présente les indicateurs sociaux les moins optimistes d’Afrique. Avec une population très jeune composée à 46,7% de jeunes enfants (0 à 14 ans) et d’un taux de mortalité très élevé, une grande partie des burkinabés manquent cruellement de ressources essentielles pour vivre décemment et se retrouvent dans une situation de grande précarité.

Au Burkina Faso,  la prise en charge de la petite enfance et des enfants d’âge préscolaire est très limitée. Il n’existe que quelques crèches à Ouagadougou, toutes privées, dont le coût est tel que seul un public favorisé peut y avoir accès. Très souvent les mères actives se retrouvent obligées d’emmener leur bébé sur leur lieu de travail. Quand elles en ont les moyens, elles peuvent choisir de confier leur enfant à une jeune femme qui restera près de la mère sur son lieu de travail. Quand l’enfant est sevré (entre 18 mois et 2 ans), il reste à la maison, surveillé par une grand-mère ou une fille de maison, voire par l’un de ses très jeunes frères et sœurs (souvent âgé d’à peine 5 ans).

Le taux de préscolarisation des 3-5 ans n’atteint que 4% à l’échelle nationale et les centres d’éducation préscolaires sont essentiellement concentrés en milieu urbain.

Même si depuis 2007 l’école est gratuite au Burkina-Faso pour les enfants de 6 à 16 ans, les taux bruts (81,3 %) et net (67%) de scolarisations de primaire (81,3 %) restent faibles et les taux de scolarisation du secondaire (22,9% de taux net) demeurent très faibles. De plus, les établissements de l’enseignement supérieur, majoritairement privés et situés exclusivement en zone urbaine, sont seulement accessibles à la couche moyenne et aisée de la population. L’éloignement de l’institution scolaire par rapport à l’habitat de l’enfant,  le manque d’infrastructure, la qualité très variable de l’enseignement et les frais de scolarité (associations de parents d’élèves, fournitures scolaires, etc.), expliquent que le taux brut de scolarisation varie d’une province à l’autre (39% pour la province de l’Oudalan tandis qu’il est de 110,2% à Boulkiemdé) ainsi  qu’entre les ménages pauvres (18,7%) et ceux plus aisés (60,3%).

Les enfants en situation de handicap,  grâce à la ratification du pays en 2005 à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et au lobby efficace des associations mené auprès du Ministère de l’éducation, se sont vus le droit d’accéder à une éducation spécialisée, dite intégratrice. Même si des textes en faveur de la protection et de la promotion des personnes handicapées existent, ils restent méconnus et sont peu appliqués.

Parmi les nombreux enfants du Burkina-Faso qui vivent dans les rues (8000 mineurs en 2011), seulement 10% d’entre eux déclarent bénéficier d’une prise en charge, malgré les nombreuses associations existantes (ceci dû aux problèmes de coordination de ces dernières). Sans oublier que les associations ne prennent pas en charge les filles, familles et les tout petits en situation de rue, ni les toxicomanes.

 

Intervention d'Asmae

Asmae appuie aujourd’hui techniquement et financièrement des partenaires qui agissent principalement en zone urbaine pour l’amélioration de l’offre éducative en faveur des enfants défavorisés (mise en place de bibliothèques communautaires, activités de soutien scolaire, activités récréatives, préscolaires inclusifs, etc.) en mettant l’accent sur l’aspect qualitatif de l’éducation qui continue de faire défaut dans de nombreuses institutions du pays. Asmae épaule également une association en zone rurale qui intervient dans différents villages en vue de sensibiliser les populations quant à l’importance de l’éducation en mettant en place des infrastructures (centre de santé, cantine scolaire, etc.).

Par ailleurs, Asmae soutient le partenaire qui prend en charge les enfants en situation de handicap, qui demeurent particulièrement vulnérables au Burkina-Faso.

Enfin, Asmae intervient auprès des enfants des rues, phénomène toujours croissant notamment à Ouagadougou, en appuyant deux partenaires qui proposent des centres d’accueil de jour et/ou de nuit en permettant aux enfants de participer à des activités éducatives et culturelles, d’être soignés,  ainsi qu’en les aidant à se réinsérer socialement et professionnellement.

Les partenaires et les projets du Burkina Faso

Ouagadougou
Ouahigouya
Ouargaye

Trois règles de base commandent l'action : approcher les besoins de façon pragmatique en s'appuyant sur un partenariat local, viser l'autonomie et éviter l'assistanat.

Sœur Emmanuelle