Sœur Emmanuelle

Madeleine Cinquin est née à Bruxelles le 16 novembre 1908 de père français et de mère belge. Elle passe son enfance entre Paris, Londres et Bruxelles. Dès 1928, elle obtient ses diplômes en sciences philosophiques et religieuses. C’est à 22 ans qu’elle se tourne vers l’Église en prononçant ses vœux de religieuse dans la Congrégation Notre Dame de Sion, où elle choisit de prendre le nom d’Emmanuelle qui, en hébreu signifie « Dieu avec nous ».

 

Elle commence alors sa vie religieuse vouée à l’enseignement des lettres qui durera 40 ans et entame un périple dans les pays de la Méditerranée : Istanbul, Tunis, Istanbul encore, puis Alexandrie où Sœur Emmanuelle éprouve un véritable coup de foudre pour l’Égypte. Entre-temps, Sœur Emmanuelle avait complété ses études par l’obtention d’une licence de lettres à la Sorbonne.   Et puis, à l’âge de 62 ans, choquée par les conditions dans lesquelles vivent les chiffonniers du Caire, Sœur Emmanuelle décide de s’installer parmi eux. Un combat de tous les jours qui n’est pas sans difficultés, mais l’énergie et la force de caractère de Sœur Emmanuelle la poussent toujours à continuer d’améliorer le sort de cette communauté méprisée par tous. Elle restera auprès d’eux plus de 20 ans, où les réalisations vont rapidement s’enchaîner : achat de terrains en 1974, obtention d’un permis de construire pour le futur Centre Salam (dispensaire, ateliers professionnels, club social, maternité, etc.) qui ouvrira ses portes en 1977.

 

©Jean-Michel Turpin (5)
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Ce centre, qui sera inauguré en 1980 par Jehane Sadate (Président de l’Égypte) et son épouse, n’est que le commencement des actions menées par Sœur Emmanuelle en Égypte. Très vite, à partir de 1983, Sœur Emmanuelle étend ses actions au bidonville de Mokattam situé aux portes du Caire, puis celui de Meadi, ainsi qu’à Kartoum au Soudan, où elle fera construire des écoles, dispensaires, jardins d’enfants et maisons. En 1987, ce sera Beyrouth où sera lancé un important programme de parrainages scolaires. Ayant dévoué sa vie aux plus démunis, elle célébrera ses noces de diamant de vie religieuse auprès des chiffonniers du Caire, et se verra attribuer la nationalité égyptienne. Elle sera également à nombreuses reprises distinguée pour sa vie exemplaire (1979 : médaille Minerve d’Or ; 1980 : ordre national du Mérite ; 1993 : officier de l’ordre de Léopold ; 1996 : officier de la Légion d’honneur ; 2002 : élevée au grade de commandeur de la Légion d’honneur). En 1993, sur la demande de ses supérieures, Sœur Emmanuelle prend sa retraite définitive en France.   Envie d’en savoir plus ? Nous vous invitons à consulter les publications et œuvres suivantes : « Chiffonnière avec les chiffonniers », un premier livre publié en 1977 ; « Le paradis, c’est les autres » publié en 1995 chez Flammarion ; « Jésus tel que je le connais », 1996, Flammarion ; «Yalla, en avant les jeunes », 1997 chez Calmann-Lévy ; « Richesse de la pauvreté », 2001, Flammarion ; « La vie, à quoi ça sert ? », 2004.

Chiffres clés

1908

Année de naissance

2008

Année de décès

1980

Date de création de l'association

plus de 49 000

bénéficiaires directs

8

pays

Je tiens à vous dire un merci bondissant de reconnaissance pour ce que vous avez fait et ferez encore, je le sais, pour nos milliers d’enfants en difficulté à travers le Monde.

Sœur Emmanuelle