Enfants syriens réfugiés au Liban : ne les oublions pas !



Le conflit syrien ne fait plus si souvent la une de l’actualité en France, et encore moins la situation, pourtant dramatique, des enfants syriens réfugiés au Liban. Leur afflux massif  a accentué la situation économique et sociale déjà fragile du pays. Les services publics de base sont saturés, les populations – réfugiées et locales – sont en grande vulnérabilité, alors que l’aide internationale diminue. 

Les enfants syriens sont les premières victimes de la précarité. La moitié des enfants en âge d’être scolarisés ne le sont pas. L’appauvrissement des familles accroît le recours au travail infantile ou, pour les filles, aux mariages précoces. Les actes de violence, l’exploitation et les abus envers les enfants augmentent. 

Aujourd’hui, il est urgent et vital de mettre à l’abri de tout danger les enfants réfugiés au Liban en leur assurant : 

  • une éducation de qualité et un enseignement adapté, 
  • le soutien psychosocial dont ils ont besoin.

Pour protéger les enfants syriens réfugiés au Liban, nous avons besoin de votre générosité ! 

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Depuis 2012, Asmae met en place des projets pour les enfants et les familles syriennes réfugiées au Liban. Plus de 5 000 personnes ont bénéficié de nos actions en 2018. 

Témoignage de Joumana, 33 ans, maman syrienne réfugiée au Liban avec ses 2 enfants. 

Joumana2

” Parfois, j’en venais à me dire que ni mes enfants ni moi n’avions encore envie de vivre…

” La situation a dégénéré tellement vite en Syrie…! Quand mon mari est mort, j’ai décidé de fuir. Ma fille avait 2 ans, mon fils 4 ans. Nous avons tout quitté… notre pays natal, notre maison, notre famille. Arrivés au Liban, nous étions sous le choc de ce que nous avions vécu, des événements tragiques auxquels nous avons assistés. J’étais très fatiguée, déprimée, abattue. Mais surtout j’avais peur de tout ! Et j’étais très angoissée pour mes enfants…Je les sentais perdus. Ils s’isolaient, devenaient agressifs…

Parfois, j’en venais à me dire que ni eux ni moi n’avions encore envie de vivre. Quand le partenaire d’Asmae m’a proposé de l’aide, au début, j’ai juste répondu que j’avais besoin que quelqu’un leur dise que leur père était mort et qu’il ne reviendrait plus. “

Ce n’est que par la suite qu’elle a accepté l’aide de l’association pour elle-même. Grâce à sa participation à des groupes de paroles pour femmes elle a repris confiance en elle et en l’éducation qu’elle donne à ses enfants. « J’ai appris à dire non. »  Forte des conseils et du soutien de l’association Alpha, notre partenaire au Liban, elle a développé une approche différente avec ses enfants, si ils ne veulent pas étudier, elle cherche à comprendre où est le problème afin qu’ils prennent eux-même prennent l’initiative d’apprendre, et comprennent les bénéfices que la scolarité peut leur apporter. 

5 mois plus tard, une représentante de l’association lui a proposé de devenir animatrice. Titulaire d’un baccalauréat et mariée à 18 ans, elle a reçu une formation complémentaire et participe aux réunions avec les parents réfugiés afin de les accompagner dans cette difficile étape. Leurs réapprendre à avoir foi en la vie, continuer, ne jamais s’arrêter, ne rien lâcher. Après avoir vécu cette situation, aujourd’hui c’est elle qui soutient les nouveaux arrivants et transmets ce qu’elle a reçu.

Plan de travail 1

 

Grâce à votre don aujourd’hui, et en nous appuyant sur nos partenaires locaux, nous voulons les mettre à l’abri de tout danger pour les aider à se reconstruire et à se construire une vie nouvelle. Car comme le disait sœur Emmanuelle : ” Aider un petit homme à faire des études, c’est lui donner la chance de sa vie “.

Aidez-nous à combattre cette situation dramatique en faisant un don.