« Cap Jeunesse » est un programme novateur visant à améliorer les conditions de vie, d’éducation et d’insertion des jeunes dans six pays d’intervention d’Asmae : le Burkina Faso, Madagascar, l’Égypte, les Philippines, le Liban et l’Inde.
La deuxième phase de ce projet ambitionne d’accélérer l’impact de ces initiatives pour favoriser l’autonomie, l’insertion professionnelle et l’épanouissement des jeunes dans des contextes de grande précarité
Un programme au service des jeunes
Après avoir évalué les succès et les défis de la première phase du projet qui a permis de mettre en place des actions structurantes, les équipes d’Asmae ont décidé de les renforcer dans cinq pays clés et de déployer l’intervention dans un nouveau pays : l’Inde.
Une deuxième phase pour renforcer les acquis et étendre l’impact
La deuxième phase du projet « Cap Jeunesse » poursuit son objectif initial en essaimant et en intensifiant les interventions dans plusieurs domaines clés. Asmae entend renforcer l’accès à une éducation de qualité pour les jeunes en situation de vulnérabilité. Pour ce faire, les jeunes bénéficient d’actions d’orientation et d’inscription à des formations professionnelles pour une meilleure insertion dans des métiers qu’ils souhaitent pratiquer. Des études sur les secteurs porteurs d’emploi sont réalisées dans certains pays, permettant aux jeunes de se diriger vers des professions en forte demande. Le projet prévoit également une montée en compétences des enseignants, personnels administratifs et éducateurs pour renforcer l’environnement protecteur des jeunes.
L’un des aspects les plus novateurs du projet réside dans son approche d’accompagnement à l’insertion professionnelle. L’objectif : créer des ponts solides entre les jeunes formés et les entreprises locales en s’appuyant sur les réseaux des partenaires locaux d’Asmae. Des partenariats avec des entreprises et des acteurs de l’économie locale sont mis en place pour favoriser l’embauche ou la création d’activités économiques génératrices de revenus pour les jeunes.
Parallèlement des formations sur la communication, l’intelligence émotionnelle ou encore sur la prise de décision sont proposées pour aider les jeunes à devenir des acteurs responsables et autonomes. Des ateliers de développement de compétences psychosociales, de développement personnel et de leadership sont également organisés pour renforcer la confiance en soi et les capacités d’action et d’implication des jeunes. La participation des jeunes est fortement encouragée au sein du programme, via des actions de formations, de sensibilisation pair-à-pair, ou via la mise en œuvre d’initiatives scolaires, communautaires ou même de plaidoyer.
La deuxième phase du projet « Cap Jeunesse » se concentre particulièrement sur les jeunes les plus marginalisés, y compris ceux qui vivent dans des situations de grande précarité, comme dans des quartiers vulnérables ou des zones rurales isolées.
Enfin « Cap Jeunesse » place l’égalité de genre au cœur de ses priorités et met en place des actions destinées à encourager la participation des filles et des jeunes femmes. Cela inclut la lutte contre les stéréotypes de genre, la promotion de la scolarisation des filles et de l’accès de toutes et tous à des métiers de leurs choix, sans distinction de genre.
Des actions concrètes dans les six pays
Au Burkina Faso, la situation politique et sécuritaire complexe accentue les vulnérabilités des jeunes. La phase 2 est caractérisée par le passage de 6 à 12 établissements scolaires cibles et par la mise en œuvre de nombreuses activités comme le renouvellement des clubs ado, les cours d’appui, le coaching d’adolescents ou encore la prise en charge d’adolescents scolarisés en difficultés. 187 jeunes, membres élus des clubs ado, ont été formés et sensibilisés sur des sujets comme le danger de la consommation de stupéfiants ou d’alcool, des grossesses précoces, de l’abandon scolaire ou encore des violences basées sur le genre… Ils ont ensuite répliqué ces actions de sensibilisation auprès de 3 721 jeunes au sein des établissements. En parallèle, près de 1 300 membres de la communauté ont été sensibilisés à des thématiques similaires via des ciné-débats organisés par le partenaire local d’Asmae. De plus, six travailleurs sociaux des établissements scolaires ont déjà été formés sur l’année 2024 sur des thématiques clés de la protection de l’enfance. Six autres le seront en 2025, ainsi qu’une centaine d’éducateurs et enseignants tout au long du projet.
À Madagascar, l’un des pays les plus pauvres au monde, le taux de chômage est fortement élevé, notamment chez les jeunes. « Cap Jeunesse » offre aux jeunes un accès à des métiers, ou des activités génératrices de revenus, tout en renforçant leurs capacités d’insertion. Pour ce faire, une étude pilotée par Asmae a permis d’identifier les secteurs professionnels les plus porteurs, comme le textile, les technologies de l’information et de la communication, les transports terrestres et la logistique, ainsi que le secteur du tourisme. Ainsi, une centaine de jeunes ont bénéficié d’activités d’orientation professionnelle via des ateliers métiers, des visites d’entreprises ou encore via leur participation à des
forums emploi. Une quarantaine ont pu être orientés et s’inscrire en formation professionnelle afin de consolider leurs parcours et d’accéder aux métiers qu’ils désirent réaliser. En parallèle, six clubs de jeunes ont vu le jour grâce à trois partenaires d’Asmae : Graines de bitumes, Gazela et HAFA. Chaque partenaire soutient deux clubs, un dédié au genre et l’autre à la citoyenneté.
En Égypte, la population est jeune et les défis sont considérables en matière d’insertion professionnelle. Sur la phase 2 du projet, les équipes d’Asmae travaillent en lien avec des établissements scolaires ainsi que des centres de jeunes. Un état des lieux de la prise en compte du genre, du handicap et du croisement entre les deux a été mené. Asmae Égypte collabore avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports égyptien à Beni Sweif pour renforcer les capacités du personnel et de la direction de deux centres pour jeunes. Au total, près de 120 professionnels issus du milieu scolaire public et des centres de jeunes seront formés d’ici 2025.
Aux Philippines, des formations réalisées en 2024 ont permis de renforcer les connaissances de chefs d’établissements scolaires, de conseillers d’orientation et d’agents scolaires sur le genre et la gestion des cas liées à ces violences. Des jeunes ont été formés sur le leadership et les droits de l’enfant. Des espaces sécurisés ont été mis en place dans ces établissements, où sept centres pour adolescents ont été équipés de matériel. Ces réalisations instaurent un environnement protecteur pour les jeunes. Ces espaces permettront en 2025 la mise en place
d’activités éducatives de pair-à-pair et offriront la possibilité d’avoir des lieux d’échanges sécurisés pour les jeunes. Ces centres sont encadrés par du personnel scolaire lui-même formé aux enjeux de protection et de genre pour faciliter la parole, l’organisation et la mobilisation de ces espaces. Au total, 4500 jeunes seront sensibilisés par leurs pairs sur les trois ans du projet.
Au Liban, la situation est critique. En septembre 2024, alors que le conflit Israelo-Palestinien s’intensifiait, il est devenu impossible de poursuivre les activités et les formations prévues dans les régions nord et sud en raison de la montée des risques sécuritaires. Dans le sud du Liban près de Saida et du camp d’Ain al Helwe les opérations d’Asmae ont été perturbées. En conséquence, des activités telles que les formations en compétences de vie, la formation à l’entrepreneuriat et le développement de la boîte à outils de plaidoyer ont été reportées jusqu’au respect effectif du cessez-le-feu signé fin novembre 2024. La mise en pause des activités a été décidé par Asmae Liban et ses deux partenaires, Nahnoo et Naba’a, afin de garantir la sécurité des personnels des organisations et des populations bénéficiaires des activités. Malgré cette instabilité, en 2024, une quarantaine de jeunes ont complété une formation professionnelle. Une quarantaine jeunes ont été accompagnés dans leur orientation et dans la définition de leurs projets professionnels.
En Inde, l’expérience préalable de notre partenaire local Arunodhaya dans la formation en informatique et la mobilisation communautaire a été un facteur clé pour propulser le projet et en faire un succès. L’ancrage de l’organisation auprès des communautés, et son réseau d’établissements scolaires a assuré l’inscription de nombreux étudiants aux formations professionnelles délivrées par son centre de formation. De même, son réseau d’employeurs a facilité le placement d’étudiants en emploi, et de nouveaux employeurs ont également été identifiés. Les contacts établis avec des entreprises telles que Omega Healthcare, Altimetrik, ainsi que des institutions académiques ont été efficaces pour organiser des visites et renforcer les compétences socioprofessionnelles des jeunes. Au semestre suivant, le réseau sera renforcé et les bonnes pratiques documentées.
Un projet porteur d’espoir pour les jeunes
La deuxième phase du programme « Cap Jeunesse » représente une étape décisive dans l’engagement d’Asmae en faveur des jeunes. En renforçant l’accès à l’éducation, en favorisant l’insertion professionnelle et en offrant un soutien vers l’autonomie, ce programme joue un rôle crucial pour offrir aux jeunes une chance réelle de changer leur avenir. « Cap Jeunesse » dote les jeunes des compétences nécessaires pour participer activement à la construction d’un avenir meilleur pour leurs sociétés.
Merci à nos partenaires financiers : Agence française de développement, Fondation Air France, Fonds de dotation Transatlantique, Fondation Sancta Devota, Mille et Un Repas, Technip Energies, Fonds de dotation GEOY.