Chaque année, l’équipe d’Asmae intervient auprès des élèves pour animer des ateliers de prévention du harcèlement et le cyberharcèlement. Organisées dans le cadre du programme « Yalla ! Pour les droits de l’enfant », ces actions permettent de sensibiliser près de 12 000 élèves, de la maternelle au lycée. Cette année, les équipes ont conçu un nouvel outil : « La Fresque du harcèlement et du cyberharcèlement ». Plume Praux, cheffe de projet, revient sur cette initiative.

En quoi consiste cette fresque ?
La Fresque du harcèlement et du cyberharcèlement est un outil participatif qui a pour vocation de mieux faire comprendre les différentes formes de harcèlement, qu’elles soient verbales, physiques, relationnelles ou réactionnelles. Elle permet aussi d’identifier les rôles qui se jouent dans ces situations — victime, harceleur ou harceleuse, mais aussi les personnes qui assistent, renforcent ou sont témoins — afin de mieux saisir les dynamiques collectives.
À qui s’adresse-t-elle ?
Elle s’adresse aux jeunes à partir de 10 ans, avec une approche accessible qui favorise la prise de parole et la réflexion en groupe.
Quel est l’avantage de ce type d’animation ?
La fresque permet de prendre conscience des conséquences du harcèlement, souvent multiples et durables. Elle donne également des repères concrets sur les ressources disponibles pour agir ou demander de l’aide, comme le numéro vert 3018. Le format participatif constitue un levier important pour encourager les échanges entre les jeunes et faciliter l’appropriation du sujet.
Comment se déroule concrètement l’atelier ?
L’outil repose sur trois parcours narratifs inspirés de situations réelles : Noam, 12 ans, confronté à du harcèlement scolaire lié à ses résultats ; Sarah, 14 ans, victime de harcèlement au sein de son club de sport ; et Chloé, 15 ans, touchée par du cyberharcèlement après la diffusion d’une photo sur un réseau social. Ces histoires permettent aux participants de s’identifier et d’explorer les mécanismes du harcèlement dans des contextes variés. Chaque parcours est travaillé puis mis en commun afin de restituer une vision globale des situations, de leurs conséquences et des ressources mobilisables, notamment les réflexes à adopter.
Quel est l’avenir de cette fresque ?
La fresque a été pensée pour être largement diffusée : une fois formées, les personnes peuvent à leur tour animer des ateliers, notamment au sein des équipes pédagogiques ou éducatives. L’objectif est de rendre cet outil facilement appropriable pour multiplier les actions de prévention.
LE PROJET YALLA SUR L’ANNÉE SCOLAIRE 2025-2026 :
- 11 170 élèves sensibilisés dont 5 092 aux droits de l’enfant et 4 885 au harcèlement.
- 85 enfants sensibilisés en milieu hospitalier.