Harcèlement : près d’un jeune sur deux déclare en avoir déjà été victime
À l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école, Asmae dévoile les résultats d’un nouveau sondage réalisé avec Odoxa auprès de 1 004 jeunes âgés de 10 à 18 ans. Un constat alarmant se dégage :
49 %
affirme avoir déjà été victime de harcèlement au cours de sa vie.
Un phénomène qui dépasse largement l’école
Si l’école reste le principal lieu où se manifeste le harcèlement, avec 44 % des jeunes déclarant en avoir déjà subi et 21 % à plusieurs reprises, le phénomène ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. L’étude révèle également que 15 % des jeunes ont déjà été victimes de harcèlement dans le cadre d’activités extrascolaires et 16 % sur des espaces numériques comme les réseaux sociaux, les messageries ou les jeux vidéo.
Ces chiffres rappellent que le harcèlement est un phénomène multiforme, qui peut se déplacer d’un espace à l’autre et accompagner les jeunes dans tous les aspects de leur vie quotidienne.
Les jeunes reconnaissent mieux le harcèlement
Une note encourageante ressort néanmoins de l’enquête : les jeunes identifient aujourd’hui mieux ce qu’est le harcèlement. Plus de neuf sur dix reconnaissent les situations qui leur sont présentées et 88 % connaissent les principales conséquences de ces violences.
Pour autant, savoir reconnaître le problème ne signifie pas toujours savoir comment réagir lorsqu’on y est confronté.
La peur de parler reste un frein majeur
Lorsqu’ils sont victimes ou témoins, de nombreux jeunes hésitent encore à s’exprimer.
Plus de la moitié (53 %) évoquent la peur des représailles comme premier frein à la prise de parole.
La honte ou la gêne concernent 43 % d’entre eux et plus d’un tiers (35 %) craignent d’être considérés comme une « balance ».
Par ailleurs, 29 % ont peur de ne pas être crus ou pris au sérieux. Ces résultats montrent que la prévention ne peut pas se limiter à informer. Elle doit aussi créer les conditions permettant aux jeunes de parler en confiance et de demander de l’aide lorsqu’ils en ont besoin.
53 %
évoquent la peur des représailles
Le rôle décisif du groupe

« Le harcèlement ne se résume pas toujours à un face-à-face entre un harceleur et une victime. Autour, il y a le groupe. Certains regardent, d’autres rient, suivent ou relaient, parfois sans mesurer le rôle qu’ils jouent. »
explique Adrien Sallez, directeur général d’Asmae
Du 2 novembre au 4 décembre 2026, le Yalla Tour repartira à la rencontre des élèves de primaire et de collège partout en France. À travers des ateliers participatifs, des débats et des mises en situation, les jeunes apprendront à reconnaître les différentes formes de harcèlement, à comprendre le rôle de chacun et à identifier les solutions pour agir.
Cette édition sera également marquée par le lancement de la Fresque du harcèlement et du cyberharcèlement, un nouvel outil pédagogique permettant de comprendre comment une situation de harcèlement se construit, comment le groupe peut l’alimenter et surtout à quels moments chacun peut intervenir pour la prévenir ou y mettre fin.
Face à un phénomène qui touche près d’un jeune sur deux, la sensibilisation, l’écoute et l’engagement collectif demeurent plus que jamais essentiels pour faire reculer le harcèlement sous toutes ses formes.