Madagascar – Le témoignage de Voahangy, mère Sitraka, un enfant pris en charge dans le cadre du projet « Ankizy »

Prévue sur 3 ans, la phase 2 du projet « Ankizy » qui a débuté en mai 2020, vise à promouvoir un accès durable à l’éducation pour 464 filles et 405 garçons de 3 à 12 ans en situation de rue, en grandes difficultés d’apprentissage et/ou déscolarisés. En effet, Il existe peu de structures de prise en charge des enfants en situation de rue et pas de système éducatif alternatif leur permettant de réintégrer l’école publique. Les bénéficiaires font face à une fragilité sociale, familiale et sont désormais impactés par la crise sanitaire comme le témoigne Voahangy mère de huit enfants.

L’impact de la pandémie de la COVID-19 sur les activités

Les mesures pour lutter contre la COVID-19 ont eu des effets immédiats pour les enfants et les familles soutenues par Asmae. Les centres socio-éducatifs qui prennent habituellement en charge les enfants ont fermé leurs portes. Ainsi, les enfants ne bénéficiaient plus des activités socio-éducatives ni du repas quotidien qu’ils prenaient à la cantine. Les familles ont aussi été directement affectées, ne pouvant plus exercer leurs activités informelles génératrices de revenus.

Asmae, en collaboration avec les partenaires, a rapidement réagi, les vivres des cantines scolaires accompagnées de kits d’hygiène et de messages de prévention ont été distribués aux familles. 85 kits scolaires ont également été donnés pour l’accès aux apprentissages à distance dans le cadre du projet.

Voahangy, mère de huit enfants et soutenue par Asmae témoignage de ses difficultés depuis le début de la crise sanitaire

« La vie est vraiment compliquée en ce moment et je me demande même comment vais-je faire pour assurer la scolarisation des enfants »

Voahangy, soutenue par Asmae nous montre à quel point la précarité s’est accrue pour elle et ses enfants : « J’ai vécu difficilement la crise… Dès le début de la crise sanitaire, mon mari est décédé. Depuis, c’est difficile, les enfants ne vont plus à l’école et sont obligés de m’aider à faire la lessive. ». La vie est devenue plus compliquée, et pour Voahangy, l’inquiétude grandit quant à la scolarité de ses enfants : « je me demande même comment vais-je faire pour assurer la scolarisation des enfants pour la prochaine année scolaire.

« Mon rêve c’est que mes enfants puissent poursuivre leurs études pour avoir une vie meilleure »

Le fils de Voahangy, Sitraka, est pris en charge par le centre de l’Association Internationale des Charités (AIC) partenaire d’Asmae, elle témoigne de l’importance de ce soutien : « Pour Sitraka, je suis moins inquiète car depuis l’année dernière, on m’a permis de réaliser régulièrement des tâches au centre en contrepartie de ma participation. J’espère que mon petit dernier pourra également être accueilli au centre pour la prochaine rentrée. Les kits scolaires (distribués pendant la fermeture des classes), que ma fille a reçu, ont à la fois aidé les parents et les enfants… Je suis contente qu’elle soit aussi éveillée. Mon rêve c’est que mes enfants puissent poursuivre leurs études pour avoir une vie meilleure. »