Témoignage de Fanja, Conseillère Technique Relation Institutionnelle à Madagascar

25 avril 2022

Fanja est Conseillère Technique Relation Institutionnelle chez Asmae sur le terrain à Madagascar. Dans cette interview, elle nous parle des projets en cours à Madagascar, de son parcours, ses aspirations ainsi que ses missions auprès de notre association. 

Quelles sont les caractéristiques de nos projets à Madagascar ? 

Actuellement, Asmae Madagascar intervient dans deux zones :

Antananarivo avec 3 projets en cours :

  • Projet cap jeunesse (Tanora): Pour une jeunesse actrice du changement avec 3 associations partenaires.
  • Projet Ankizy : Inclusion scolaire et sociale des enfants vulnérables à Antananarivo auprès de 2 partenaires directs et 3 partenaires ressources.
  • Projet AIM:  En partenariat avec un partenaire local pour faciliter la réinsertion scolaire auprès d’un centre pour sans abris de la commune urbaine d’Antananarivo.

Antsirabe avec 2 projets en cours :

  • Projet Maison Claire et Jeanne: Pour une jeunesse actrice du changement avec 3 associations partenaires.
  • Projet Mivelatra : Améliorer l’Education et la protection des filles et garçon de 3 à 18 ans en situation de vulnérabilité avec 7 partenaires.

Quelles sont tes missions pour Asmae sur le terrain à Madagascar et depuis combien de temps ? 

Je suis à Asmae depuis presque 15ans. J’ai débuté en tant qu’interprète traductrice durant 4 ans, ce qui m’a permis de découvrir l’éducation de la petite enfance et qui m’a permis d’évoluer. Depuis deux ans, je suis conseillère technique en relation institutionnelle et diffusion des outils. Ma mission principale est d’assurer la mise en œuvre du protocole, d’accord avec le Ministère de l’Education Nationale et la diffusion des outils développés par Asmae et ses partenaires locaux.

 Pourquoi as-tu voulu travailler chez Asmae ? 

Convaincu de l’importance de l’éducation, j’ai suivi un parcours scolaire pour devenir enseignante. Les missions et valeurs d’Asmae correspondent parfaitement aux miennes. Œuvrer au profit des enfants, issue d’une famille vulnérable est pour moi une reconnaissance que j’ai envers la vie qui m’a donné la chance de m’en sortir grâce à l’éducation. De plus, j’adore ce que je fais à Asmae.

Que t’apportes cette fonction sur le point humain ? 

Mes interventions à Asmae ont nourri mes convictions personnelles en faveur de l’éducation et ont ravivé mes engagements personnels auprès des enfants démunis. J’ai découvert aussi que lorsqu’on aime ce qu’on fait, on est plus productif. S’acharner, semer, déterminer sont les verbes à adopter pour réussir.

Parle-nous de ton meilleur souvenir chez Asmae ?

Si je dois en citer un parmi tant d’autres c’est le moment où nous étions en pleine conception de Sary Fetsy avec les éducateurs partenaires et la conseillère Technique qui les a accompagnés : On a tous rêvé que cet outil serait pour tous les enfants dans tout Madagascar.  Ce jour-là on a beaucoup rit et chacun a partagé son aspiration. Je suis si fière que maintenant ce rêve soit devenu une réalité.