Chiffres clés

2001

Date d'implantation dans le pays

12

partenaires

20

projets accompagnés

2736

bénéficiaires directs

172

enfants soutenus par 96 parrains

Contexte

Madagascar, la Grande Île, compte aujourd’hui plus de 22 millions d’habitants dont plus de la moitié a moins de 20 ans et près de 80% sont installés en milieu rural.  Actuellement classée au 169ème rang sur 175 pays (PNUD, 2015), Madagascar fait partie des 34 pays les plus pauvres de la planète avec 92 % de la population qui vit avec moins d’un dollar par jour.

La situation de crise politique qui perdure depuis janvier 2009, participe activement à la paupérisation de la population. Un écart est clairement constaté entre les zones urbaines et rurales. Même si les zones urbaines demeurent privilégiées, les familles en très grande difficulté sont reléguées dans des quartiers insalubres, tandis qu’en zone rurale, l’accès aux services de base (santé, éducation, logement, etc.) reste extrêmement limité.

Compte tenu des difficultés d’accès au système éducatif formel (absence de copie de naissance obligatoire pour une entrée à l’école primaire, pas de place dans les écoles, pauvreté des parents, etc.), des associations essaient de répondre aux demandes d’éducation alternatives pour les enfants tout en aidant les parents à régulariser leurs papiers administratifs afin de permettre à leurs enfants de (ré)intégrer le système officiel. Selon les demandes des partenaires, Asmae peut soit appuyer la mise en place de classes d’éducation alternative soit favoriser le développement d’outils répondant aux problèmes de déscolarisation ou non scolarisation.

Cette stratégie est complémentaire du développement de l’accueil préscolaire et des projets d’appui à la scolarité et à l’éducation spécialisée, domaines dans lesquels Asmae mène de nombreuses actions et favorise les rencontres et échanges entre les différents acteurs.

Intervention d'Asmae

Les tensions politiques, l’insécurité et l’économie fragile du pays sont à l’origine de la précarité dans laquelle vivent beaucoup de Malgaches.

L’une des principales conséquences de cette précarité est la non scolarisation des enfants des familles vulnérables. Les difficultés liées à l’environnement familial impactent directement sur la scolarité des enfants (logement, environnement affectif, démarches administratives, enfants confrontés à différentes formes de violences, etc.), les amenant à éprouver des difficultés à suivre le programme et pouvant jusqu’à les faire sortir du système scolaire.

Au-delà de l’accès à l’éducation, on déplore aussi la faible qualité de l’éducation, le manque de formation des personnels éducatifs et l’insuffisance d’infrastructures. Tout cela entraîne des taux d’échec scolaire et de déscolarisation assez importants.

Par ailleurs, les enfants en situation de handicap sont quasiment exclus du système éducatif : aucun texte de loi ne fait référence à des mesures favorisant la formation d’éducateurs spécialisés dans le domaine du handicap ou la sensibilisation du personnel éducatif en général. De plus, aucune subvention de l’État n’est prévue pour la création de structures adaptées ou pour l’inclusion des enfants en situation de handicap.

Pour offrir une chance aux enfants d’accéder à une scolarité,  Asmae aide les partenaires à endiguer la non scolarisation et prévenir l’échec scolaire chez les enfants les plus vulnérables en les insérant vers les écoles primaires publiques ou vers des centres spécialisés (soutien scolaire, centres d’éducation spécialisé,  développement des bibliothèques, alphabétisation) par le renforcement de capacités (mise en réseau, formation, appui conseil), à travers une approche holistique, en promouvant, diffusant, partageant les outils de soutien scolaire et d’alphabétisation.

 

Retrouvez ci-dessous la Lettre d’information sur nos projets à Madagascar:

Cliquez sur la carte pour découvrir nos partenaires et projets à Madagascar

Fianarantsoa
Manakara
Tananarive
Vohipeno

Trois règles de base commandent l'action : approcher les besoins de façon pragmatique en s'appuyant sur un partenariat local, viser l'autonomie et éviter l'assistanat.

Sœur Emmanuelle